Podcast franchiseRestauration19 juin 202646 min

De Liverpool à l'entrepreneuriat : Christian Benteke rachète MakiMaki

Christian & Jonathan Benteke · MakiMaki

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21 juin 2026
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Découvrez les temps forts de De Liverpool à l'entrepreneuriat : Christian Benteke rachète MakiMaki et choisissez le sujet qui vous intéresse.

Résumé de l'épisode

Dans cet épisode exceptionnel de Franchise Le Cap, Geoffrey Warembourg reçoit Christian Benteke, ancien joueur de Liverpool, meilleur buteur MLS et international belge, ainsi que son frère Jonathan Benteke (entrepreneur et master franchisé Dream Donuts au Luxembourg). Ils racontent les coulisses du rachat du réseau de franchise MakiMaki, leader du sushi revisité en Belgique avec 13 points de vente. On y aborde la reconversion d'un footballeur professionnel vers l'entrepreneuriat, les parallèles entre le sport de haut niveau et le business, le fonctionnement et les chiffres du concept MakiMaki (enveloppe d'ouverture de 150 000 à 200 000 €), le profil idéal des franchisés et les ambitions de développement : une cinquantaine de restaurants à 5 ans en Belgique, France et à l'international.

C'est une manière de démocratiser le sushi. En Belgique, le sushi devient un produit convivial, idéal pour accompagner des moments de partage.

La discipline, la persévérance et les objectifs que l'on a dans le sport, on les transfère dans l'entrepreneuriat.

Nous cherchons des profils de restaurateurs impliqués, capables de comprendre tous les aspects du business.

Logo de la franchise MakiMaki

MakiMaki

Réseau leader du sushi revisité en Belgique, racheté par Christian et Jonathan Benteke. 13 points de vente, fort potentiel de développement.

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Transcription complète de l’épisode

La genèse du projet : De la pelouse à l'entrepreneuriat

Geoffrey Warembourg : Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de Franchise le Cap, l'émission dédiée aux meilleurs réseaux de franchise. Aujourd'hui, une émission exceptionnelle avec deux footballeurs professionnels qui se lancent dans le monde de la franchise. Je vous rappelle que si le réseau que nous allons présenter vous intéresse, tous les liens pour candidater ou prendre rendez-vous sont disponibles en description. J'ai le plaisir d'accueillir Christian et Jonathan Benteke. Comment allez-vous ?

Christian & Jonathan Benteke : Ça va très bien, merci Geoffrey ! Impec.

Geoffrey Warembourg : Christian, pour ceux qui ne te connaîtraient pas encore, peux-tu te présenter ?

Christian Benteke : Je suis Christian Benteke, 35 ans. Je suis belge, originaire de la République démocratique du Congo. Je suis toujours en activité en tant que footballeur professionnel, père de deux enfants, et aujourd'hui investisseur chez MakiMaki. J'ai commencé ma carrière en Belgique avant de passer dix ans en Angleterre, notamment à Liverpool, puis aux États-Unis en MLS, et désormais aux Émirats.

Geoffrey Warembourg : Jonathan, à toi.

Jonathan Benteke : Jonathan Benteke, 31 ans, désormais entrepreneur à temps plein. J'ai raccroché les crampons la saison passée. Je suis master franchisé pour Dreams Donuts au Luxembourg et aujourd'hui co-actionnaire avec Christian du réseau MakiMaki.

MakiMaki : Un concept de restauration qui bouscule les codes

Geoffrey Warembourg : Vous avez donc repris MakiMaki, le leader du sushi en Belgique. Pouvez-vous nous présenter ce concept et sa philosophie ?

Jonathan Benteke : MakiMaki, c'est le leader du marché en Belgique avec 13 points de vente et deux ouvertures en cours. Le concept repose sur le maki revisité. Nous voulons nous différencier des sushis classiques avec des propositions originales comme des hot-dogs ou des makis à la banane plantain.

Christian Benteke : C'est une manière de démocratiser le sushi. En Belgique, le sushi devient un produit convivial, idéal pour accompagner des moments de partage comme des rencontres amicales ou sportives. C'est sain, facile à manger et cela offre une réelle exclusivité.

La stratégie de reconversion des frères Benteke

Geoffrey Warembourg : Christian, comment s'est fait ce cheminement vers l'entrepreneuriat et le rachat d'un réseau ?

Christian Benteke : C'est une question que tout footballeur se pose en fin de carrière : que faire après ? Avec mon frère Jonathan, qui a déjà une expertise en tant que master franchisé, la confiance était là. J'ai commencé par l'immobilier, qui est l'assurance classique du joueur, mais je voulais sortir du cliché « consultant télé ou immobilier ». Jonathan m'a convaincu d'élargir mes horizons.

Jonathan Benteke : Toutes les planètes étaient alignées. Christian cherchait à diversifier ses activités et à sortir de sa zone de confort. En voyant les capacités de Christian, sa discipline et son ambition, il était logique de lui proposer ce projet. MakiMaki a fait ses preuves, et avec notre apport, nous voulons franchir un cap supplémentaire.

Geoffrey Warembourg : Vous montrez l'exemple pour les sportifs professionnels, à l'image de ce que font Podolski ou d'autres. C'est un message sur la nécessité de bien anticiper sa reconversion.

Christian Benteke : Exactement. La discipline, la persévérance et les objectifs que l'on a dans le sport, on les transfère dans l'entrepreneuriat. C'est une question de préparation et de performance. Le manque d'adrénaline après le football est réel, et l'entrepreneuriat offre ce nouveau terrain de jeu pour se challenger.

Modèle économique et développement du réseau

Geoffrey Warembourg : Jonathan, quels sont les chiffres clés pour rejoindre le réseau MakiMaki ?

Jonathan Benteke : Les droits d'entrée sont de 25 000 euros, pour un investissement global situé entre 150 000 et 200 000 euros. Les redevances sont classiques : 5 % de royalties et 2 % de marketing. Le chiffre d'affaires moyen par point de vente est de l'ordre de 50 000 euros par mois. Certains franchisés atteignent même le million d'euros de chiffre d'affaires annuel.

Geoffrey Warembourg : Quelle est la vision pour le développement futur ?

Jonathan Benteke : Nous voulons consolider le marché belge, accompagner nos franchisés actuels, puis envisager l'international comme la France ou le Luxembourg. Nous ne voulons pas nous précipiter. Nous cherchons des profils de restaurateurs impliqués, capables de comprendre tous les aspects du business.

Christian Benteke : Nous ne sommes pas là pour faire de la figuration. Nous apportons notre notoriété, mais le travail sur le terrain reste primordial. La réussite de nos prédécesseurs, Sarah et Tariq, nous inspire. Nous voulons appliquer cette même éthique de travail et cette rigueur sportive à l'ensemble du réseau pour offrir la meilleure qualité possible.

Une philosophie de travail exigeante

Christian & Jonathan Benteke : Comme je te l'ai dit, Geoffrey, l'une des raisons principales de notre intérêt pour le rachat de ce réseau, c'est justement cette rigueur, cette discipline et cette éthique de travail que nous apportons. Nous sommes les mieux placés pour diffuser ces qualités essentielles à la pérennité de l'enseigne. Tariq et Sarah, les fondateurs, avaient cette même discipline et cette capacité à travailler dur pour hisser MakiMaki là où il est aujourd'hui.

Geoffrey Warembourg : Si je résume, vous arrivez avec notoriété, bienveillance, humilité et exigence. Vous savez ce que signifie transpirer pour obtenir des résultats. Mais vous êtes aussi capables de sortir un carton jaune, voire rouge, si les règles du jeu ne sont pas respectées, car tout n'est pas toujours parfait dans une franchise, comme dans une carrière sportive.

Christian & Jonathan Benteke : Exactement. Dans le sport comme en affaires, si les performances ne suivent pas, il faut trouver une solution pour la suite de la collaboration. Nous ne sommes pas pressés. Notre priorité est le développement dans les meilleures conditions, avec les bons franchisés. Si quelqu'un ne respecte pas ses engagements, nous avancerons. Cela permet d'écarter ceux qui ne cherchent que la notoriété pour se concentrer sur des entrepreneurs et investisseurs sérieux.

Une structure solide pour piloter le réseau

Geoffrey Warembourg : Certains pourraient s'interroger sur votre capacité à piloter ce réseau en étant seuls. Comment êtes-vous entourés ?

Christian & Jonathan Benteke : Bien au contraire, nous sommes extrêmement bien entourés. Nous avons une équipe d'experts dans chaque domaine partageant notre vision et notre état d'esprit. À l'image du Paris Saint-Germain qui avance et recrute sans cesse pour viser la performance, nous continuerons à renforcer notre structure pour assurer notre développement.

Ambitions et stratégie de développement

Geoffrey Warembourg : Quelles sont vos ambitions à trois, cinq et dix ans, en Belgique et à l'international ?

Christian & Jonathan Benteke : Après une phase nécessaire de consolidation et d'écoute des franchisés, nous viserons le développement. En Belgique, il existe encore un potentiel de cinq à dix ouvertures. À l'international, nous regardons vers la France, le Luxembourg ou l'Allemagne. Nous privilégions la croissance réfléchie : avancer lentement mais sûrement pour garantir le succès à long terme.

Geoffrey Warembourg : Pour prendre un raccourci, on pourrait imaginer une cinquantaine de restaurants à cinq ans. Est-ce réaliste ?

Christian & Jonathan Benteke : Oui, c'est largement faisable. Comme pour une saison sportive, nous nous fixons des objectifs chiffrés et nous nous donnons les moyens de les atteindre. La marque a tout le potentiel pour cela. D'autant que nous disposons d'atouts majeurs : notre notoriété, la puissance de nos réseaux sociaux et notre cercle relationnel. Nous allons activer ces leviers, notamment avec des actions comme le "MakiTour" pour dynamiser l'image de marque dans les nouvelles zones.

L'entrepreneuriat comme nouveau terrain de jeu

Christian & Jonathan Benteke : Un réseau de franchise ne se gère pas en faisant un simple copier-coller. Cela demande une organisation rigoureuse, une gestion comptable et administrative sans faille. À 35 ans, racheter un réseau existant sans intervention bancaire est un défi, mais c'est le début d'un marathon. Christian est le président et je (Jonathan) suis l'entraîneur, celui qui est sur le terrain. Nous sommes complémentaires.

Geoffrey Warembourg : Pour conclure, le réseau MakiMaki représente un investissement de 150 000 à 200 000 euros, avec 50 000 euros d'apport et 25 000 euros de droits d'entrée. C'est une enseigne différenciante à fort potentiel. Merci à vous deux pour cet échange inspirant partage d'expérience.

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