Présentation du réseau INWIN
Geoffrey Warembourg : Bienvenue dans ce nouvel épisode de Franchise le Cap. Aujourd'hui, je reçois Guy Clément du réseau INWIN, un concept qui permet de devenir expert en stratégie digitale et intelligence artificielle sans expérience préalable dans le domaine.
Guy Clément : Le réseau INWIN Digital Expert compte aujourd'hui environ 17 agences en France. Personnellement, je ne viens pas du digital : j'ai 58 ans et mon parcours est essentiellement commercial. En 2019, alors que je cherchais à digitaliser mon offre, j'ai rencontré Ludovic, alors franchisé INWIN à Vannes. Nous avons collaboré, puis nous avons racheté le réseau de franchise ensemble. Aujourd'hui, nous sommes trois à la tête du groupe : Ludovic est président, je suis directeur général, et notre troisième associé occupe un rôle de CTO et DSI pour le réseau.
Le cœur de métier d'INWIN : la stratégie avant la technique
Guy Clément : Le métier d'INWIN consiste à définir une stratégie pour accélérer la croissance des entreprises. Le parcours d'achat B2B étant digitalisé à plus de 70 %, nos clients doivent être présents sur les listes de sélection des prospects avant même le premier contact commercial. Nous ne vendons pas seulement des outils, mais une stratégie globale. Nous commençons systématiquement par un audit de trois heures pour cartographier le parcours client, de la prospection jusqu'à la fidélisation et la recommandation.
L'intelligence artificielle est ici un levier majeur de productivité. Nous n'arrivons pas avec une solution préconçue de type "site internet", car c'était l'approche des années 2000. Aujourd'hui, les clients veulent des résultats concrets. Le site web n'est que le moteur : notre rôle est de définir comment générer du flux, convertir ce flux et mesurer chaque étape. En 2026, l'IA n'est plus une option, c'est un impératif, et nous accompagnons les entreprises sur le "comment" l'intégrer efficacement.
Le profil type du franchisé et l'accompagnement
Geoffrey Warembourg : Comment transforme-t-on un candidat sans compétence technique en franchisé opérationnel ?
Guy Clément : Nous recherchons des profils issus de la stratégie commerciale, du développement ou du marketing, capables de comprendre les enjeux d'un comité de direction en PME ou TPE. Le franchisé agit comme un "architecte digital" : il sonde le terrain via l'audit, conçoit le plan, puis s'appuie sur notre centrale de référencement, "INWIN Labs", pour intégrer les solutions techniques adaptées.
Le franchisé ne produit rien lui-même, il pilote le projet. Pour monter les équipes du client en compétence, nous utilisons notre organisme de formation certifié Qualiopi, "INWIN Academy". Notre accompagnement initial, le "Spark Marketing", se concentre sur les 100 premiers jours pour mettre le franchisé en selle. Nous agissons comme des pilotes automobiles qui surveillent les indicateurs de performance (KPI) et ajustent la stratégie en temps réel.
Modèle économique et investissement
Guy Clément : Le droit d'entrée est de 9 900 € HT et la formation initiale est au même tarif. Cette formation dure cinq semaines et trois jours, répartis sur environ neuf semaines. Le coût de la formation peut être partiellement pris en charge par le CPF, ce qui offre également une certification reconnue. Au total, le lancement est possible avec un investissement inférieur à 20 000 €.
Il n'est pas nécessaire d'avoir un local commercial ; une domiciliation dans un espace de coworking suffit pour la réassurance des clients. Concernant les charges courantes, elles sont réduites : informatique, frais de déplacement et les redevances. La redevance fixe est de 348 € HT par mois, incluant l'accès à une suite d'outils puissants : CRM avec facturation, outils d'avant-vente, suite Microsoft et un agent IA capable de générer 80 % de la restitution de l'audit de croissance automatiquement. À cela s'ajoute une redevance variable de 2,5 % du chiffre d'affaires. Le succès du franchisé dépend ensuite de son réseau et de sa capacité à vendre cet audit de croissance gratuit, qui est notre porte d'entrée commerciale, appuyée par une formation aux techniques de pitch et d'éloquence.
La montée en puissance : de l'audit à la conversion
Guy Clément : Sur la première année, pour simplifier, disons que les six premiers mois correspondent à une phase de constitution de réseau. C'est une période de "pitch" intense : il faut aller dans les CCI et les réunions professionnelles pour planter les graines, ce qui peut se traduire par zéro chiffre d'affaires immédiat. C'est factuel et il faut l'accepter. Les six mois suivants, un franchisé peut réaliser entre 50 000 et 80 000 euros, selon son entrée sur le marché. Ensuite, la progression est marquée : 50 à 80 000 euros la première année, 120 000 à 150 000 euros la deuxième, et au-delà de 200 000 euros la troisième.
Cette performance dépend de l'implication et du respect de notre méthode : la vente d'un audit de croissance 5C gratuit. Comme il s'agit d'une prestation gratuite, le taux de conversion est élevé. L'objectif est d'en réaliser un à deux par semaine. L'audit crée une véritable connivence, car nous abordons frontalement les points de douleur du dirigeant. La première question, par exemple, porte sur l'acquisition : « Comment vos clients vous trouvent-ils ? ». En déroulant les 50 questions de l'audit, on met en lumière les failles stratégiques. C'est cette expertise démontrée qui transforme l'audit en contrat. Chez InWin, nous constatons un taux de conversion supérieur à 50 %, atteignant parfois 75 %.
La semaine type d'un expert InWin
Geoffrey Warembourg : Une fois la formation initiale de cinq semaines et trois jours terminée, à quoi ressemble le quotidien d'un InWinneur ?
Guy Clément : Si l'on schématise sur cinq jours, une journée est consacrée à l'administratif et à la gestion de projet — coordonner les partenaires, récupérer des contenus, vérifier les livrables. Une autre journée est dédiée à l'acquisition : repérer et fréquenter les réseaux professionnels locaux comme les CCI. Deux jours sont consacrés à la réalisation des audits, en présentiel ou distanciel, et le dernier jour permet de structurer les plans de croissance. Le franchisé travaille localement, sur un département, ce qui limite les déplacements. Il n'a pas besoin de posséder un site Internet propre, sauf s'il est multifranchisé, car il bénéficie de la visibilité et du référencement du site INWIN dès son intégration.
Une offre servicielle unique face aux agences classiques
Guy Clément : Contrairement à une agence web traditionnelle qui se contente de produire, nous proposons une offre servicielle complète visant la croissance du client. Nous ne faisons de la création de site ou du marketing que si le plan d'action le justifie. Nous sommes des architectes digitaux. Si le besoin est l'IA, nous ne faisons que de l'IA. Notre force réside dans notre capacité à auditer, intégrer des solutions via nos partenaires (INWIN Lab), et former les collaborateurs de nos clients via notre organisme de formation agréé. Ce modèle de bout en bout est rare, voire unique sur le marché français.
Un esprit de réseau au service de la performance
Guy Clément : La famille InWin se réunit deux fois par an en présentiel : le séminaire de printemps, orienté stratégie et nouveaux piliers IA, et le forum partenaire en septembre, dédié aux solutions techniques. À cela s'ajoutent nos rendez-vous hebdomadaires en distanciel : la « Win Week », qui permet de partager les succès et les blocages, et des sessions de formation continue. L'IA a bouleversé nos pratiques, nous obligeant à intégrer rapidement des formations sur l'Inbound Marketing dopé à l'IA ou sur des outils comme Make et Airtable. Nous ne sommes jamais isolés : Ludovic, Olivier et moi-même suivons chaque franchisé individuellement. Si une compétence manque, nous accompagnons le franchisé pour qu'il monte en expertise.
Maillage national et ambition 2029
Guy Clément : Nous comptons actuellement 17 experts. Notre ambition est d'atteindre 50 agences d'ici 2028-2029 pour assurer un maillage homogène du territoire. Ce chiffre de 50 nous permet de rester une structure à taille humaine tout en ayant la capacité de répondre à des contrats nationaux pour des grands comptes. Il n'y a pas d'exclusivité territoriale stricte, car le digital permet de travailler partout. Un franchisé peut capitaliser sur son réseau historique, qu'il soit parisien ou autre, tout en s'installant en province. Cette liberté de mouvement est d'ailleurs l'une des motivations principales des candidats à la reconversion qui nous rejoignent.
La place de l'humain face à l'intelligence artificielle
Geoffrey Warembourg : Certains craignent que l'intelligence artificielle ne remplace totalement les métiers créatifs ou stratégiques. Quel est ton avis sur cette évolution par rapport au réseau INWIN ? Es-tu convaincu de la pérennité de ton rôle ?
Guy Clément : Si une IA peut exécuter une action aussi bien qu'un humain, il y a de fortes probabilités que ce métier soit impacté, quel qu'il soit. Aujourd'hui, on parle souvent d'expertise en généralité. L'IA progresse si vite qu'il est impossible de prédire l'avenir avec certitude. Cependant, dans mon métier de stratège, qui consiste à poser un plan, le suivre et accompagner les hommes, la valeur humaine demeure. Même si certains modules d'e-learning peuvent être automatisés, on observe un retour vers la formation terrain, plus interactive et authentique. L'IA est un outil, un accélérateur, mais elle ne remplace pas l'audit, l'analyse du non-verbal et la compréhension profonde des enjeux d'une entreprise.
L'expertise INWIN : un pont entre PME et technologie
Geoffrey Warembourg : Votre positionnement me semble très pertinent. En passant de simple créateur de sites web à architecte digital et IA, vous agissez comme un pont humain entre les entreprises et la complexité technologique. Ce rôle de médiateur reste indispensable, quelle que soit l'avancée de l'IA.
Guy Clément : Absolument. L'humain garde le rôle central. Sur les réseaux sociaux, nous voyons bien que c'est l'authenticité qui prime sur le contenu trop lissé. Pour nos franchisés, cette démarche est extrêmement concrète et gratifiante : on part d'un audit pour aboutir à des résultats mesurables. Nous sélectionnons les outils les plus pertinents pour chaque PME, car beaucoup de ces solutions logicielles sont conçues pour les grands comptes et inadaptées aux besoins spécifiques des PME sans cet accompagnement humain.
Les défis de l'accompagnement au changement
Guy Clément : Il ne faut pas croire que tout est magique. Il y a beaucoup de déçus du digital chez les dirigeants de PME. Ils ont souvent investi dans un site internet sans stratégie derrière, sans référencement ni contenu. C'est comme une voiture sans essence : elle n'avance pas. Notre rôle est d'apporter cette conviction et cette méthode. Le vrai tournant pour 2026 ne sera plus de se demander s'il faut aller vers le digital, mais comment y aller efficacement. C'est là que notre réseau intervient.
Geoffrey Warembourg : Pour conclure, quel message souhaites-tu adresser à ceux qui envisagent de rejoindre votre franchise ?
Guy Clément : Si vous avez le goût de l'audit, de l'écoute active et de l'empathie pour comprendre les points de douleur de vos clients, tout en ayant une appétence pour le digital et la gestion de projet, nous serions ravis d'échanger avec vous. Votre route pourrait bien croiser la nôtre.








